Comment incorporer une startup au Canada : Ontario, Québec ou fédéral
- Manoug Alemian

- 5 avr.
- 2 min de lecture
L’incorporation est l’une des premières décisions que prend tout fondateur — et l’une des plus déterminantes. L’entité que vous choisissez, et l’endroit où vous l’incorporez, a des répercussions sur votre exposition à la responsabilité personnelle, votre situation fiscale, votre capacité à lever des capitaux, et les coûts annuels d’administration de votre société. Au Canada, les fondateurs ont trois grandes options : s’incorporer au niveau fédéral en vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA), s’incorporer provincialement en Ontario en vertu de la Loi sur les sociétés par actions (Ontario), ou s’incorporer provincialement au Québec en vertu de la Loi sur les sociétés par actions (Québec). Voici ce que vous devez réellement savoir.
Pourquoi s’incorporer ?
Exploiter une entreprise à titre de propriétaire unique ou de société de personnes vous expose personnellement aux dettes et aux obligations de l’entreprise. L’incorporation crée une entité juridique distincte — la société par actions — qui contracte, possède des actifs et assume des obligations en son propre nom. Au-delà de la protection contre la responsabilité personnelle, l’incorporation est souvent un prérequis pour lever des capitaux extérieurs, embaucher des employés avec des options d’achat d’actions, et être admissible au programme de RS&DE.
L’incorporation fédérale (LCSA)
S’incorporer au niveau fédéral en vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions confère à votre société le droit d’exercer ses activités dans toutes les provinces et d’utiliser sa dénomination sociale partout au Canada. Les sociétés fédérales doivent s’enregistrer à titre de sociétés extraprovinciales dans chaque province où elles exercent activement leurs activités. L’incorporation fédérale convient bien aux fondateurs qui envisagent d’exercer dans plusieurs provinces dès le départ, ou qui anticipent lever du capital-risque institutionnel.
Contrainte pratique : en vertu de la LCSA, au moins 25 % des administrateurs doivent être des résidents canadiens.
L’incorporation en Ontario (LSAO)
S’incorporer en Ontario est le choix standard pour les fondateurs ontariens qui comptent exercer principalement dans la province. Le processus est simple, les frais gouvernementaux sont bas, et il n’y a aucune obligation d’inscription extraprovinciale sauf en cas d’expansion. L’Ontario exige qu’une majorité des administrateurs soient des résidents canadiens.
L’incorporation au Québec (LSA)
Le Québec a sa propre Loi sur les sociétés par actions (LSA). Un avantage significatif : il n’y a aucune exigence de résidence canadienne pour les administrateurs, ce qui en fait une option attrayante pour les startups avec des équipes fondatrices internationales. Les sociétés québécoises sont régies en partie par le Code civil du Québec plutôt que par la common law.
Quel régime choisir ?
Basé en Ontario, activités locales, équipe canadienne : Ontario (LSAO)
Ambitions multiprovinciales ou levée de capital-risque institutionnel : fédéral (LCSA)
Basé au Québec : Québec (LSA)
Équipe fondatrice internationale : le Québec offre la plus grande flexibilité
L’essentiel
L’incorporation n’est pas compliquée, mais elle est déterminante. La mauvaise structure d’actions crée des problèmes coûteux lors de votre première levée de fonds. Le coût de la reconstruire plus tard est toujours plus élevé que de bien la faire dès le départ.
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